Les icônes
Les icônes sont de petits graphismes plus ou moins abstraits auxquels sont associées des fonctions du logiciel.
L’icône est interprétée plus rapidement que du texte et représente souvent un problème de compréhension, ce qui peut représenter un inconvénient, en particulier sur le plan de l’apprentissage du logiciel ou en cas d’utilisation peu fréquente. La création des icônes est délicate. Leur graphisme riche en symbolique, mais dépouillé pour tenir sur quelques pixels, demande généralement de longues heures de conception. Cependant, en règle générale, « les utilisateurs préfèrent les interfaces à icônes » [Wiedenbeck 99]. Très certainement vu leurs aspects plus ludique qui, de ce fait, semblent plus facile d’utilisation.
Toutefois, les expérimentations ont montré que les icônes sont source d’erreur.
Ainsi, [Camacho 90] a demandé à ses sujets de sélectionner des commandes identifiées soit par une icône, soit par du texte. Le test est accablant, un taux d’erreur de 61% a été relevé lorsque la commande est représentée par une icône, et seulement 39% lorsqu’un texte est utilisé.
Construction des icônes
Différentes règles vont permettre de construire des icônes. Le principe directeur étant de minimiser l’effort d’interprétation.
- L’icône représente une image de l’objet (Imprimante).
- L’icône représente une image de l’action (Couper, copier, coller).
- L’icône représente une utilisation typique de l’objet ( Souligner).
- L’icône est connue des utilisateurs de part son ancienneté (flèches directionnelles).
- L’icône est une image abstraite (Tasse de café symbolisant une pause).
- L’icône représente l’objet avant et après l’exécution de la commande (annuler-rétablir).
Le lien entre l’icône et son référent doit être le plus direct possible
En général, les icônes « descriptives » sont les plus faciles à comprendre car elles illustrent le fonctionnement de la commande. C’est l’option choisie dans la plupart des icônes propres à l’application OSXFinance (Fig .1.1).
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Fig 1.1 - OSXFinance propose des icônes « descriptives » plus faciles à mémoriser
Recommandations
La conception des icônes et d’autant plus performante qu’elle aura été élaborée globalement une fois toutes les commandes de l’applications identifiées. Dans ces conditions, les icônes sont dessinées ensemble et non les unes après les autres; c’est un facteur d’homogénéité.
Utiliser des icônes pour les fonctions les plus courantes.
L’apprentissage des icônes est facilité par le fait que l’utilisateur les utilise fréquemment.
Accompagner l’icône de son nom.
Le texte précise la signification de l’icône et facilite ainsi sa compréhension. Mais le libellé occupe de la place à l’écran et surcharge le graphisme. Il est donc préférable de prévoir un affichage à la demande par des bulles d’aide ou en option. Pour une icône, le texte et le graphisme ont un rôle bien distinct: le texte facilite la compréhension de l’icône, tandis que le graphisme permet de le reconnaître.
Limiter le nombre d’icônes à 12 au mieux, 20 au maximum.
Les expérimentations ont démontré qu’au-delà de 12 icônes, leur mémorisation se dégrade. À partir de 20, elle devient mauvaise [Mayhew 92]. OSXFinance développé en cocoa bénéficie de toute la puissance de Mac OSX et répond à tous les critères abordés ci-dessus. Le fait de pouvoir organiser la barre d’outils principale (Fig 1.2) par glisser-déposer, standard cocoa de Mac OSX (Fig. 1.3), est un atout non négligeable, dans le sens où l’utilisateur peut personnaliser son logiciel selon ses besoins et ses capacités de mémorisation. Le fait de ne pas afficher une icône dans la barre d’outils principale n’est en soit pas un problème. Chaque commande bénéficie de son raccourcis clavier. Mais à l’instar de MacBusiness qui était déjà bien convivial, OSXFinance est beaucoup plus intuitif, plus proche de l’utilisateur, ce qui limite les appels aux raccourcis clavier et les clics d’icônes itempestifs.
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Fig 1.2 - OSXFinance permet la personnalisation de la barre d’outils principale comme dans Safari.
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Fig 1.3 En rien de temps la barre d’outils principale est réorganisée par un glisser-déposer
